PSG – Montpellier : les notes du match: direct match live
février 20, 2012 Poster par admin
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Match riche en buts entre le Paris Saint-Germain et Montpellier. Les 22 acteurs se sont en effet quittés sur un score de parité (2-2). Et si la prestation du PSG laisse un sentiment mitigé, le MHSC prouve qu’il est bien de taille pour lutter pour le titre.
PSG-Montpellier, le choc au sommet du championnat de France de Ligue 1 entre le premier et son dauphin. D’entrée de jeu, ce sont les Héraultais qui prennent les choses en main et, suite à un bon centre de Bedimo, il s’en faut de peu pour que Giroud (2e) ne pousse le ballon au fond des filets. Dans la foulée, Utaka et Giroud (9e) tentent leur chance avec deux beaux tirs, mais Sirigu se montre impeccable. Les débats se rééquilibrent ensuite et le PSG sort de sa torpeur. Gameiro (23e) tente sa chance à l’entrée de la surface, mais ne peut tromper la vigilance de Jourdren. Ce même Gameiro (31e) qui, bien lancé dans la profondeur par Ménez, ne trouve ensuite pas le cadre sur une frappe puissante. Jamais deux sans trois, et après deux actions ratées, le club de la capitale fait la différence. Sur un coup franc longue distance, Alex (41e) envoie un boulet de canon, prenant le gardien à contre-pied et catapultant le cuir dans la cage adverse. Mais le MHSC ne baisse pas les bras, et égalise immédiatement. Sur un bon centre de Hilton, Belhanda (45e+1) surgit en plein cœur de la surface pour mettre une tête que Sirigu ne peut que dévier au fond de ses filets. 1-1, le match tient toutes ses promesses.
Au retour des vestiaires, ce sont les pensionnaires du Parc des Princes qui se créent la première véritable grosse occasion, mais Maxwell (52e) ne parvient pas à cadrer son tir. Belhanda (59e), décidément très en vue dans ce match, s’enfonce ensuite dans la défense parisienne, mais sa frappe astucieuse n’inquiète finalement pas le portier adverse. Fait de jeu important à l’entame du dernier quart d’heure, avec l’entrée en jeu de Javier Pastore qui, sur l’un de ses premiers ballons, se retrouve en bonne position dans la surface mais son piqué fuit le cadre. Un raté qui se paie cash. Dans la foulée, Utaka (81e) se retrouve seul et place une tête plongeante, doublant la mise pour Montpellier. On se dit alors que le MHSC va l’emporter mais, sur un exploit personnel de Ménez, Hoarau (89e) pousse le ballon dans la cage adverse. Score final 2-2. Montpellier peut nourrir quelques regrets, produisant du jeu et menant au score dans les dix dernières minutes, avant finalement de concéder le nul en toute fin de partie. Qu’on se le dise, la course au titre devrait être riche en suspense.
L’homme du match : Younes Belhanda (7,5) : que dire du match de l’international marocain. C’est simple, il s’est baladé sur le terrain du Parc des Princes, se montrant stratosphérique tout au long de la partie. Faisant parler toute sa technique, il a réalisé un festival, ne perdant que peu de ballons et éliminant ses adversaires. Une panoplie large, à laquelle il faut ajouter son sens du but, comme l’illustre sa réalisation inscrite d’une belle tête que Sirigu ne peut repousser. Remplacé parCabella (90e).
Paris Saint-Germain :
Sirigu (6,5) : il est vite entré dans ce duel au somment avec une double parade décisive dès la 9e minute. Vigilant dans les airs, il ne fait que toucher la frappe de Belhanda sur le premier but. Sur le second, il est coupable d’une légère faute de main.
Bisevac (4) : complètement dépassé en première mi-temps par les déboulés de Bedimo et Utaka, il a beaucoup souffert. Il a aussi montré ses limites en tant que latéral droit avec trop peu d’initiatives offensives et de rares centres, la plupart ratés.
Alex (6) : le Parc n’aura pas attendu longtemps pour goûter à la spécialité de son nouveau défenseur : la praline sur coup-franc ! Sa frappe surpuissante à l’effet surprenant a permis au PSG de mener au score trois petites minutes, alors qu’il n’avait rien montré. Défensivement, il a affiché ses forces et ses faiblesses : une certaine lenteur compensée par un très bon placement et une grosse combativité, à l’image de ce dégagement de la tête au devant du pied de Giroud (73e). Remplacé par Lugano (74e), qui a lui aussi peiné à dominer Giroud dans le jeu aérien. Surtout, il n’est pas au marquage d’Utaka sur le but montpelliérain.
Sakho (4,5) : moins dominateur qu’à l’accoutumée. Il s’est fait bouger par Giroud physiquement. Ses dégagements ont trop souvent atterri dans l’axe. Il s’est repris au fil du match, avec notamment une belle intervention devant le buteur héraultais (72e).
Maxwell (5,5) : peu embêté défensivement par Camara, il n’a pas apporté suffisamment sur le plan offensif en première mi-temps. C’était mieux après la pause, avec de jolis débordements, mais deux mauvais choix (52e, 90e) en privilégiant la frappe en angle fermée. Prometteur malgré tout.
Thiago Motta (5,5) : le seul au niveau dans l’entrejeu parisien. Autoritaire dans ses prises de balle, il a cependant eu du mal à accélérer le jeu et à trouver les bons intervalles. C’est sur le plan défensif qu’il a donné sa pleine mesure, avec de nombreux ballons récupérés, et une réputation de « méchant » bien entretenue ce soir.
Matuidi (4,5) : une première période très délicate, où il a eu un mal fou à se positionner sur la gauche de Motta. Face au peu de mouvements des siens, il n’a pas su trouver la clé pour bien lancer les actions. Beaucoup mieux en seconde mi-temps, avec une activité défensive plus conforme à ses standards.
Sissoko (3) : un match catastrophique. Il a trop peu récupéré de ballons, et chose rare, a peiné à dominer physiquement ses adversaires du soir. Résultat, il a fait preuve d’une trop grande agressivité, récoltant un carton jaune logique sur un tacle dangereux à la limite de la surface (50e). À l’image d’une passe en retrait directement dans les pieds de Giroud, il s’est montré très emprunté balle au pied, ne faisant aucune différence. Remplacé logiquement par Pastore (76e), qui aurait pu marquer sur son premier ballon (77e). En un quart d’heure, il a perdu deux ballons chauds, bien décalé Maxwell dans la surface et frappé au but, sans danger.
Ménez (5,5) : un match à la Ménez. Des chevauchées solitaires vouées à l’échec en première période, quelques éclairs collectifs (belle passe pour Gameiro 23e) et puis l’enchaînement technique décisif. À la 88e, il s’est joué de Yanga-Mbiwa avec une facilité déconcertante pour servir sur un plateau Hoarau. De quoi faire oublier sa prestation trop terne.
Nenê (5) : un match particulier de la part du Brésilien, qui n’a pas tiré au but une seule fois ! Pourtant, dans le jeu, c’est lui qui a su créer le plus de différences au coeur d’un jeu parisien très décevant. Mais ses talonnades risquées ne pourront pas toujours débloquer le cours d’un match. Plus collectif qu’à l’accoutumée, il n’a finalement pas assez pesé sur la rencontre.
Gameiro (3) : une nouvelle fois décevant, autant pour son manque d’efficacité que pour son peu d’inspiration dans ses déviations. En première période, il a beaucoup couru dans le vide mais a réussi à se procurer deux occasions. Sa première frappe était cadrée (23e), la deuxième non, malgré le bon service de Ménez. Il avait l’occasion de marquer des points, à domicile, face à son concurrent en vue de l’équipe de France. Il a échoué. Remplacé par Hoarau (62e), auteur d’une très bonne entrée. Une passe de qualité dans la surface pour Pastore (77e) et surtout le but égalisateur (88e). Il a eu le temps de rappeler combien son jeu de tête pouvait être précieux. Il a clairement marqué des points auprès de son entraîneur.
Montpellier :
Jourdren (5,5) : s’il ne peut strictement rien sur le but d’Alex, qui a envoyé un boulet de canon, le gardien de but n’a pas eu grand-chose à se mettre sous la dent ensuite. De bonnes sorties aériennes et une présence de tous les instants, un match propre, malgré un deuxième but encaissé en fin de match.
Bocaly (5,5) : prestation correcte de la part de l’arrière droit. Sans faire de fioritures, il s’est bien battu dans son couloir, tentant également d’apporter des solutions à ses coéquipiers grâce à ses montées.
Yanga-Mbiwa (6,5) : le capitaine du MHSC a fait le boulot. Désormais incontournable dans le championnat de France de Ligue 1, le défenseur central a prouvé qu’il était bien l’un des tauliers du groupe héraultais. N’a que très rarement été pris en défaut, faisant parler son placement et s’imposant presque systématiquement dans les duels en un contre un.
Hilton (7) : très bon match de la part de l’ancien Marseillais. Solide sur chacune de ses interventions, le Brésilien a régné en maître aux abords de sa surface de réparation. Mieux, il a fait valoir ses qualités techniques pour être à l’origine de relances impeccables. A été récompensé d’une passe décisive adressée d’un centre parfait sur la tête de Belhanda.
Bedimo (7,5) : l’une des belles surprises de la saison a une fois de plus fait des merveilles. Tout au long des 90 minutes, le latéral gauche s’est montré impeccable, tenant en respect ses vis-à-vis et montant inlassablement dans son couloir pour déclencher des centres de qualité à destination de ses coéquipiers.
Saihi (6) : bonne performance de la part du récupérateur héraultais. Jouant son rôle à merveille, il s’est constamment battu pour chiper le cuir à ses adversaires, se multipliant aux quatre coins du terrain pour gêner la construction parisienne. Remplacé par Marveaux (77e).
Estrada (4,5) : match compliqué pour le Chilien, qui n’a pas vraiment été à son avantage. Censé apporter un plus grâce à sa qualité de passes, le milieu de terrain n’a que très rarement eu de la réussite dans ses choix, ratant bon nombre de transversales et autres coups de pied arrêtés. Remplacé par Stambouli (63e).
Utaka (6,5) : l’ailier montpelliérain a brillé. Le Nigérian s’est bien battu durant cette partie, tentant de déstabiliser ses vis-à-vis grâce à sa technique et sa vivacité. A également beaucoup donné défensivement. Récompensé comme il se doit avec un but inscrit d’une tête plongeante impeccable.
Belhanda (7,5) : voir ci-dessus.
Camara (5) : le milieu offensif s’est avant tout concentré sur son travail défensif, se replaçant parfaitement et apportant une aide à ses partenaires en phase défensive. Moins en vue offensivement.
Giroud (6) : meilleur buteur du championnat, l’international tricolore est resté muet ce coup-ci. Qu’importe, l’attaquant s’est montré important grâce à son jeu de tête et sa conservation de balle, se battant devant les défenseurs parisiens.

